J’ai lu📚… «Tous les noms qu’ils donnaient à Dieu» d’Angali SACHDEVA

Tout d’abord merci à Albin Michel – Terres d’Amérique pour m’avoir permis de découvrir « Tous les noms qu’ils donnaient à Dieu » , premier recueil d’Angali Sachdeva et traduit par Hélène Fournier.

Lire ce recueil de nouvelles c’est voyager. Voyager dans l’espace. Voyager dans le temps. Voyager entre le réel et le rêve. Le lecteur est toujours en mouvement.

Je peux difficilement faire un topo puisque les histoires sont toutes différentes.

9 nouvelles constituent ce recueil passionnant. Les personnages sont complexes et attachants et Angali Sachdeva met en scène à travers eux la variété de l’être humain ainsi que sa délicatesse, sa force et sa fragilité. C’est un recueil résolument psychologique que nous offre l’auteur. Et le lecteur choisira s’il veut réfléchir ou simplement rêver et se laisser emporter.

J’ai particulièrement aimé l’écriture poétique tout en douceur même pour certains sujets difficiles.

A la limite du conte ou de la fable, chaque nouvelle vous emmènera quelque part, et ainsi la couverture prend tous son sens.

J’ai passé un très bon moment de lecture et je me replongerai volontiers dans la lecture de certaines nouvelles avec le temps.

Ma note :☕️☕️☕️☕️❤️

J’ai lu📚… « Femmes en colère » de Mathieu MENEGAUX

Un nouveau Mathieu Menegaux ? Mais quelle bonne nouvelle !

Cet auteur est juste MAGNIFIQUE ! Ces romans sont percutants, leur sujets sont graves et toujours abordés avec justesse. On ne sort pas indemne de la lecture d’un roman de Mathieu Menegaux.

J’ai aimé tous ses romans jusque-là et ce petit dernier ne vient que confirmer la situation.

Mathilde, en détention provisoire depuis plus de trois ans, est dans la salle des accusés en attente du délibéré de son procès d’assises dans lequel elle est jugée pour des actes de vengeance sur 2 hommes l’ayant violée.

Durant ce temps, dans la salle des délibérés, 3 magistrats et 6 jugés populaires sont en train de se concentrer pour décider de l’avenir de cette mère de famille.

Le roman commence juste après les débats ainsi le lecteur est tenu en haleine car les caractéristiques du crime reproché à Mathilde ne sont divulgués que petit à petit au cours du roman. Les chapitres alternent entre la salle du délibéré où les décisions vont être prises et la salle des accusés où Mathilde est en train de rédiger un journal.

Le lecteur est en immersion totale dans un délibéré de cour d’assise. On a presque l’impression d’être assis sur la table au centre des jurés.

Ce roman s’inscrit complètement dans l’actualité et il est de fait résolument contemporain.

Le mouvement #MeToo, l’influence l’opinion publique via les médias et les réseaux sociaux, les violences faites aux femmes, le fonctionnement du système judiciaire et l’acceptabilité de la vengeance sont des thèmes de ce roman.

Lu d’une traite, j’ai eu du mal à poser ce roman avant d’en avoir atteint le dénouement et quel dénouement ! Un coup de massue final dont l’auteur a le secret !

N’hésitez pas ! Lisez-le !

Ma note : ☕️☕️☕️☕️❤️

J’ai lu📚… « La maison des égarées » de Julie KIBLER

Merci au Cercle des lecteurs Belfond pour la découverte de ce roman de Julie KIBLER traduit par Laura BOURGEOIS.

Très beau roman choral, « La maison des égarées » met en scène 3 héroïnes principales séparées d’un siècle.

2017 : Cate, bibliothécaire venant d’emménager au Texas, découvre un cimetière abandonné et se plonge dans des recherches afin de connaître l’histoire de ces tombes. Elle découvrira ainsi l’existence du refuge pour femmes dites égarées de Berachah dirigé par un pasteur. Ce centre proposait un secours à toutes celles qui étaient rejetées par la société (filles-mères, droguées, prostituées) et qui souhaitaient se racheter.

1904 : Lizzie et Mattie sont 2 femmes jeunes qui ont toutes les 2 connu leur lots d’abandon et des désillusions jusqu’à arriver au refuge, se rencontrer et devenir amies bien que leurs caractères soient différents. Le lecteur suivra leurs aventures et mésaventures durant près de 30 ans.

Cette histoire présente des moments tristes, violents, drôles et bien des rebondissements. Je suis passée par de nombreux sentiments et j’ai ressenti beaucoup de colère à certains passages.

Le roman alterne entre ces 3 points de vues au cours des différentes époques et comporte également des flash-back. Mais jamais le lecteur n’est perdu. Au fur et à mesure de la lecture, on se rend compte que l’histoire des filles de Berachah touche particulièrement Cate aujourd’hui.

Les thèmes principaux sont, à mon sens, la place de la femme dans la société, l’étendu de ses droits, la violence qu’elle subit sur tous les plans (religieux, sociétaux, familiaux). Un roman justement féministe.

Les chapitres sont courts et l’écriture est fluide ce qui permet une excellente dynamique de lecture.

Plongez vous dans ces histoires, rencontrez ces femmes, vous ne le regretterez pas.

Ma note : ☕️☕️☕️♥️

J’ai lu📚… « Le char de la mort – Jules-Théophile Schuler » d’Emmanuel HONEGGER

Tout d’abord merci aux éditions Le Verger et à Babelio qui m’ont permis de découvrir cet ouvrage dans le cadre de la Masse Critique non-fiction.

Cet ouvrage présente le tableau de Jules -Théophile Schuler intitulé Le char de la mort peint entre 1848 et 1851 et conservé au musée Unterlinden à Colmar.

L’auteur a réalisé un travail d’enquêteur afin de nous permettre d’aborder l’œuvre et de la comprendre.

Chaque parcelle du tableau est analysée et expliquée dans son contexte historique et politique. Ainsi l’on comprend que cette œuvre est loin d’être neutre et dissimule bien des messages dont la portée est politique et même religieuse.

Cet ouvrage est d’abord et avant tout beau. Papier épais, nombreuses illustrations font de lui un petit bijou. Cela rend la lecture très agréable.

Je ne connaissais pas ce peintre et l’homme qui l’était. Cet ouvrage m’a permis d’apprendre énormément de choses et c’est merveilleux.

Enfin, en ces temps de restrictions de déplacements avoir parcouru cet ouvrage a été un réel plaisir on se croirait au musée. Suivez le guide !

J’ai lu📚… « Fantômes » de Christian KIEFER

Un grand merci au #PicaboRiverBookClub et aux Éditions Albin Michel – Terres d’Amérique qui m’ont permis de découvrir ce petit bonbon !

Premier coup de cœur de cette année, j’ai été bouleversée par la lecture de ce roman.

Je vais essayer de faire un topo qui n’en diras pas trop pour ne pas vous gâcher le plaisir de ce roman que vous devez ABSOLUMENT lire.

La famille Wilson loge sur ses terres la famille Takahashi, japonais s’étant installés en Amérique. Les pères de ces 2 familles ont réussi à créer des liens d’amitié mais les mères sont plutôt distantes l’une de l’autre. Jimmy et Helen (enfants des Wilson) grandissent avec Ray (fils aîné des Takahashi) et leur amitié se transformera même en amour entre Helen et Ray à l’adolescence.

En 1942, après Pearl Harbor, les Nippo-Americains présumés être un danger pour le pays sont isolés dans des camps d’internement où ils vivent dans la plus grande précarité et privés de leur liberté.

Les Takahashi sont déportés également à Tule Lake et leurs amis Wilson leur promettent de garder leur logement et d’essayer de faire le nécessaire pour qu’ils reviennent rapidement.

Mais leur internement se prolonge et les liens avec les Wilson se trouvent rompus du jour au lendemain.

Ray et Jimmy s’engagent dans l’armée chacun de leur côté. Le premier mobilisé en Europe et l’autre dans le Pacifique.

En 1945, Ray rentre de la guerre et se rend sur les terres des Wilson et il disparaîtra soudainement sans aucune explication.

En 1969, John Frazier, rentre du Vietnam chargé d’un lourd traumatisme lié aux horreurs de la guerre. Neveu de Mrs Wilson, il prend connaissance de la disparition de Ray Takahashi vingt-sept ans plus tôt et souhaite savoir ce qui c’est vraiment passé en 1945.

Ce roman parle d’amour, de mort, de trahisons de secrets, d’addictions, de liens familiaux, d’amitié, de ségrégation, de traumatismes, de guerre, d’Histoire.

Kiefer présente un fait d’Histoire dont je n’avais pas connaissance et dépeint ainsi l’état d’un pays qui par peur injustifiée d’autrui pouvait aller jusqu’à interner des être humains qui eux s’engageaient dans l’armée et faisaient preuve de loyauté envers leur patrie.

L’écriture est riche et très documentée. L’auteur distille habillement des éléments cruciaux de l’intrigue qu’il détaille bien plus tard afin d’attiser la curiosité du lecteur et de créer une délicieuse dépendance qui vous empêche de fermer ce livre. Les personnages sont incroyablement réalistes : j’en ai sincèrement aimé certains et réellement détesté d’autres.

« Fantômes » est un OVNI par son genre, il est indéfinissable, du moins je n’ai pas réussi à lui coller une étiquette. C’est un roman simplement humain.

Ma note : ☕️☕️☕️☕️☕️❤️❤️

J’ai lu📚… «Zoomania » d’Abby GENI

Thriller sur fond d’eco-terrorisme, ce roman fut un très bon moment de lecture.

Un petit topo :

Tout commence par une tornade de force 5 dans l’Oklahoma qui détruira toute la ferme de la famille Mc Cloud et laissera les 4 enfants orphelins. Darlène, l’aînée, prendra alors toute la fratrie à charge en faisant une croix sur ses études universitaires qu’elle attendait tant. Cette résponsabilité la conduira à s’afficher dans les médias comme étant « la famille la plus triste de Mercy ».

Ne supportant toute cette pitié découlant de ce statut, Tucker, le frère et unique garçon de la famille s’en ira après une violente dispute avec Darlène qui essayera tant bien que mal de subvenir aux besoins de ses é petites sœurs.

Trois ans après la tornade, l’usine de cosmétique de la ville est violemment attaquée et tous les animaux de laboratoire ont pu s’échapper. On découvrira rapidement que le responsable de cet attentat n’est autre que Tucker. Il est revenu en ville pour perpétrer cette attaque et il en repart blessé et en entrainant Cora, la plus jeune des sœurs, en cavale avec lui.

S’en suit alors toute une épopée jusqu’en Californie durant laquelle Tucker met un point d’honneur à mener sa mission de sauvetage des animaux quitte à mettre sa jeune sœur en danger.

Zoomania est un roman haletant, les pages se tournent toutes seules et le lecteur se demande comment tout cela peut se terminer bien que l’on se doute que l’issue sera dramatique.

L’auteure use de métaphores splendides et de références au monde animalier à quasiment toutes les pages. Cette œuvre est une véritable ode aux animaux. L’intrigue est très bien construite, l’écriture très agréable. Les personnages, auxquels le lecteur peut s’attacher, sont variés et très intéressants.

Je vous recommande vivement cette lecture qui ne vous laissera pas de marbre et vous permettra peut-être même de vous questionner quant au rapport de l’humanité à la nature.

Ma note : ☕️☕️☕️☕️

J’ai lu📚… « Devenir quelqu’un » de Willy VLAUTIN

Je remercie les Éditions Albin-Michel et leur collection « Terres d’Amérique » pour m’avoir permis de découvrir ce roman qui s’est révélé être un merveilleux moment de lecture.

Un petit topo de l’histoire :

Horace Hopper n’a malheureusement pas été gâté par la vie. Abandonné par son père très jeune, sa mère l’abandonne chez sa grand-mère à l’âge de huit ans à son tour.

Il fera ensuite la rencontre de Mr Reese, un rancher dont les filles ont quitté le foyer familial et sont allées s’installer en ville. Il vivra chez lui et Mrs Reese. Ainsi le couple lui permettra de continuer ses études et il les aidera au Ranch tant et si bien qu’ils deviendront pour lui des parents.

Mais Horace veut « devenir quelqu’un ». Horace veut quitter le Nevada. Horace, du haut de ses 21 ans, passionné de boxe et fan de Heavy métal, souhaite faire ses preuves.

Metissé indien païute et irlandais, il connait un problème d’identité tel qu’il souhaite se faire passer pour un mexicain au point d’essayer d’apprendre l’espagnol mais avec beaucoup de mal. Pourquoi mexicain ? Très simple : les meilleurs boxeurs sont mexicains et il rêve de devenir boxeur professionnel et il mettra tout en œuvre pour vivre de sa passion. Et c’est dans ce but qu’il deviendra Hector Hidalgo, quittera les Reese et le ranch pour aller en ville, trouvera un entraineur et espérera accumuler les victoires. Mais pour y arriver il devra d’abord lutter contre ses démons.

Horace est un personnage émouvant par son manque de confiance en lui. On suit ce roman initiatique en éprouvant une palette de sentiments à son égard.

L’auteur a choisi un schéma narratif très simple comme pour faire écho à la simplicité qui caractérise cette histoire malgré les bouleversements qui ne laissent pas de marbre.

J’ai beaucoup apprécié le « rythme » du livre qui propose une alternance entre Horace, la boxe et la ville d’un côté et le quotidien de Mr Reese de l’autre.

Un beau roman sur l’âme humaine.

Ma note : ☕️☕️☕️☕️❤️

J’ai lu📚… « Affamée » de Raven LEILANI

Tout d’abord, merci au #PicaboRiverBookClub et aux éditions du Cherche Midi qui m’ont permis de découvrir ce roman de Raven Leilani.

Ce roman met en scène Edie, jeune afro-américaine de 23 ans travaillant dans une maison d’édition et passionnée par la peinture.

Edie a également débuté une liaison avec Eric, un homme blanc, marié et plus âgé qu’elle. Leur relation commence en ligne et elle devient de plus en plus torride à la suite de leur rencontre.

Cette relation est pour le moins « bizarre » car la femme d’Eric est au courant et elle y fixe des limites très floues.

Après avoir été licenciée et expulsée de son domicile, Edie se retrouve à vivre chez Eric avec sa femme et sa fille adoptive : une jeune adolescente noire. Edie devient petit à petit et à la demande de la femme d’Eric une sorte de mentor pour leur fille.

L’auteur brosse alors des événements du quotidien de cette famille très spéciale et parfois c’est plutôt déroutant.

L’écriture est très sympa. Pas de longueurs inutiles à mon sens. Certains passages sont assez crus mais ils s’inscrivent parfaitement dans le récit. Par contre je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire et je me suis obstinée à finir en espérant saisir quelque chose mais ça n’est pas arrivé.

J’ai vraiment l’impression d’être passée à côté du message que ce roman souhaite véhiculer. Je n’ai pas saisi en quoi ce roman « plaiderait » pour la situation des jeunes femmes afro-américaine et j’aurai même tendance à dire qu’il les dessert. Je n’ai pas été convaincue par l’héroïne qui semble être à côté de la plaque très souvent.

Avis plus que mitigé pour moi mais c’est comme ça. On en reparle !

Ma note : ☕️☕️

J’ai lu📚… « Le poids du monde » de David JOY

Je découvre David JOY à travers ce roman et quelle découverte ! Dans le style de mes lectures du moment, souvent conseillées par le #PicaboRiverBookClub, je n’ai pas été déçue loin de là !

Un très léger topo pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture :

Aiden vit avec Thad dans et sa mère, April à la suite de la mort de sa mère tuée par son père qui se suicide ensuite. (Ambiance…)

Les deux amis grandissent ensemble tels des frères jusqu’au départ de Thad pour la guerre au Moyen-Orient. Revenu blessé et traumatisé par la guerre, Thad retrouve Aiden qui a évolué dans les Appalaches au jour le jour dans la délinquance et les addictions. Un soir semblable aux autres soirs de leurs existences plutôt misérables, leur dealer meurt au moment où ils vont se réapprovisionner. Ils récupèrent alors tous ses « biens » : drogue, argent liquide et armes. Mais ce petit cadeau empoisonné aura des conséquences terribles.

L’auteur met en scènes 2 personnages complétement bousillés par la vie. En marge de la société, l’un cherche un monde meilleur l’autre ne croit plus en rien. Il dresse ainsi un portrait de la jeunesse américaine désabusée durant et à la suite de la guerre et de plus, noyée dans les difficultés économiques du pays (chômage, crash immobilier).

Ce roman est très sombre et pessimiste. L’auteur révèle jusqu’à quel point la noirceur de l’âme humaine peut aller. Les personnages sont troublants et je les ai même trouvés beaux parfois.

Un roman violent sur fond d’Amérique profonde où la dure réalité de la vie ne laisse pas beaucoup de place à la lumière.

Amateurs du genre, vous serez servis !

Ma note : ☕️☕️☕️☕️

J’ai lu📚… « Un bref instant de splendeur » d’Ocean VUONG

Un retour tardif mais un retour quand même ! Je voudrais tout d’abord remercier Babelio et les éditions Gallimard qui m’ont permis de découvrir cet EXCELLENT roman ET de participer à une rencontre avec Ocean VUONG, l’auteur, afin de d’échanger avec lui autour de cette petite pépite !

Ne perdons pas plus de temps voici un léger topo pour ne pas trop en dire :

Ce roman prend la forme d’une lettre écrite par Little Dog, jeune homme d’origine vietnamienne, né en 1988 à Hanoi, adressée à sa mère, Rose, qui ne pourra jamais la lire car elle est illettrée.

Dans cette lettre, il retrace la vie de sa famille depuis la guerre du Vietnam jusqu’à son adolescence aux Etats-Unis.

Par l’utilisation de flashbacks, l’auteur nous fait vivre la violence de la guerre, la destruction de villages entiers et toute l’horreur qui a conduit sa mère et sa grand-mère à souffrir de stress post-traumatique et les effets de cette maladie sur sa propre vie.

Ensuite, arrivera Trévor, avec qui l’auteur découvrira son homosexualité ainsi que la passion dans toute sa grandeur et diverses addictions aux conséquences que l’on peut imaginer.

Les thèmes du racisme, de la violence, de l’homophobie et de l’illusion du rêve américain sont largement abordés.

Ocean VUONG est un tout d’abord un poète et c’est tout à fait ce que l’on ressent en lisant ce roman. Cette lettre déborde de poésie. C’est violent parfois cru mais toujours beau. La lecture peut sembler difficile du fait de juxtaposition des pensées de l’auteur mais je l’ai abordé comme le jet à l’état brut des pensées de l’auteur et cela m’a beaucoup plu.

Un roman splendide et un excellent moment de lecture.

Ma note : ☕️☕️☕️☕️☕️❤️

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